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Mère et père : une place pour chacun

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Mère et père : une place pour chacun


Il y a des décennies, les choses étaient claires: maman s’occupait de la maison et des enfants, cuisinait et papa travaillait pour faire vivre la famille. Il avait aussi la responsabilité de tondre la pelouse et de sortir les poubelles… Aujourd’hui, les femmes sont sur le marché du travail et les hommes s’impliquent dans les tâches jadis réservées aux femmes. Ils sont amenés à prendre une place plus importante dans la dynamique familiale. Cela dit, ce n’est pas toujours facile pour tous de prendre cette place et ce n’est guère plus facile pour toutes de la leur laisser prendre.

Les femmes ont une longueur d’avance quand arrive bébé. Elles peuvent déjà avoir de l’expérience en ayant gardé des enfants à l’adolescence, elles sont souvent mieux préparées à la venue du bébé car elles le portent, accouchent, le nourrissent. Les hommes sont parfois dépourvus, ne sachant trop que faire avec un bébé. Le sentiment de paternité peut surgir dès l’annonce de la grande nouvelle, pour certains mais pour d’autres ce sera quand ils le tiendront dans leurs bras.

De plus en plus les nouveaux pères s’impliquent dans les soins à donner au poupon. Ils veulent développer un lien privilégié avec leur enfant le plus tôt possible, s’investir pendant la grossesse, se sentir un parent à part entière. Participer aux divers soins entourant bébé (donner le bain, changer la couche, préparer et donner le biberon, faire une promenade, etc.) leur permet de jouir de moments privilégiés, seul avec l’enfant. Chez certaines mères, une relation fusionnelle apparait avec la naissance du nouveau-né, elles tiennent à prendre toutes les décisions le concernant et bien souvent, sans même s’en rendre compte, elles empêchent le papa de prendre sa place et d’investir son nouveau rôle social. Quand la femme accepte de céder un peu de terrain, c’est toute la famille qui est gagnante.

 
Voici quelques suggestions aidantes :

  • Prendre le temps d’en parler calmement
  • Accepter que la façon de faire de l’autre puisse être différente de la sienne
  • Reconnaître que les hommes et les femmes n’ont pas la même conception de ce qui doit être fait dans une maison
  • Être prêt à faire des compromis
  • Éviter les répliques inappropriées
  • Reconnaître la contribution de chacun

 

Oui, être parent est un apprentissage pour lequel il n’existe aucune formation et c’est sûrement un des plus difficiles. Élever, éduquer, accompagner un enfant à deux n’est pas une mince affaire. Les divergences entre parents sont inévitables. Cela demande des ajustements constants sur la contribution de chacun. Et c’est à chaque famille de trouver ce qui répond le mieux à ses besoins et à ceux de ses enfants.

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La naissance (2/3) : L’accouchement

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La naissance (2/3) : L’accouchement


L’accouchement est une expérience qui peut paraître accablante. Le corps a un travail à faire et le fera, mais l’esprit et la sensibilité, réduits à l’impuissance, se révoltent parfois. Au lieu de vous laisser aller, vous vous raidirez peut-être à chaque contraction en essayant de reprendre le contrôle de votre corps, au lieu de lui obéir. Le résultat peut être douloureux et épuisant.  C’est pour cela que la préparation à l’accouchement est très utile, car en le débarrassant de tous ses mystères, elle vous apprend à coopérer. Et si votre compagnon, qui l’a suivie aussi, est là pour vous assister, tout peut être changé. Certes, le père est concerné sur le plan affectif, mais il ne souffre pas physiquement. Sa présence rassurante peut vous aider à vous abandonner.  Lorsque la douleur vous fait perdre la tête, il est là pour vous rappeler ce qu’on vous a enseigné. Il peut vous frictionner le dos, vous humecter les lèvres. À mesure que le travail progresse, vous entraînant de plus en plus profondément dans les affres de l’accouchement, il peut devenir la personne la plus importante de votre entourage. Les sages-femmes et les médecins vont et viennent, s’occupant de vos besoins physiques ; mais lui est là pour vous aider moralement. Quand votre vision du monde se brouille sous l’effort, son visage reste clairement visible, ses paroles sont les seules que vous puissiez encore comprendre. Au moment où le bébé apparaît, aucun père ne peut plus douter de l’importance de son rôle. Le bébé sera bien à vous deux depuis le début.

Quoique de plus en plus de couples désirent rester ensemble pendant l’accouchement et que les pères soient admis maintenant dans les salles de travail, il y aura toujours des hommes qui ne supporteront pas l’idée d’assister à un accouchement difficile et des femmes qui préféreront vivre seules cette expérience, mais ils pourront quand même essayer d’en parler ensemble plus tard.

Quant à vous, mère de fraîche date qui venez de traverser une extraordinaire expérience, une épreuve physique et affective intense, il est presque certain que vous éprouverez le besoin de revivre ce moment, d’en évoquer chaque détail, de l’assimiler, de méditer sur ce que vous avez ressenti. Certains petits détails seront restés vagues, et vous voudrez les éclaircir avant d’abandonner le sujet : comment se fait-il que la nuit soit tombée sans que vous le remarquiez ? Combien de temps s’est-il écoule entre votre entrée dans la salle d’accouchement et la naissance de bébé ? Et d’autres questions plus personnelles :  les sages-femmes ont-elles compris pourquoi vous vous tourmentiez ? Tout le monde est-il fier de vous et pouvez-vous être fière de vous-même ? Jusqu’à ce que vous l’ayez revécu dans le détail, votre accouchement restera présent à votre esprit, ne vous laissant pas libre de vous consacrer sans arrière-pensée à votre tâche de mère. Ce sont les femmes qui n’ont personne à qui parler ou celles qui ont été trop secouées par l’expérience pour pouvoir l’évoquer, qui sont poursuivies par ce souvenir. L’accouchement devient un événement qu’elles voudraient oublier, mais qu’elles ne peuvent chasser de leur esprit. Or il est essentiel de faire place nette, car votre bébé a maintenant besoin de toute votre attention. Son épreuve à été plus dure que la vôtre. Comme nous ne pouvons savoir exactement ce qu’il ressent, nous faisons comme s’il était encore insensible, ne nous souciant que de sa sécurité et laissant pour plus tard les considérations de bien-être et de bonheur.  Mais le développement technologique actuel permet d’assurer au nouveau-né à la fois sécurité et bien-être. Aussi, lors de la naissance, convient-il de ne pas perdre de vue ses sensations probables…

Pénélope Leach, Votre enfant, de la naissance à la grande école, Éditions Albin Michel.

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La naissance (1/3) : Quand le travail commence

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La naissance (1/3) : Quand le travail commence


Une naissance se fait à trois. Pour la mère et, de plus en plus de nos jours pour le père, l’arrivée du premier enfant représente une expérience bouleversante. Mais il y a quelqu’un d’autre pour qui ce jour est vraiment essentiel, c’est la troisième personne : le nouveau-né.

Un fœtus vit confiner dans une nuit tiède et délicieuse. Il baigne dan son environnement et se confond avec lui. Sa peau est enduite d’une matière visqueuse. Il flotte dans le liquide amniotique qui comble l’utérus. Il ne connaît ni frottement, ni changement, ses yeux sont prêts à voir, mais ils n’ont rien à voir. Il n’a pas besoin de respirer, de digérer. Aucune sensation ne lui vient de ses organes. Il perçoit, très amortis et étouffés, les bruits et les mouvements. Il est à l’abri du monde, préservé, intouchable.

Mais bientôt, l’utérus va le rejeter et il va être obligé de vivre par lui-même, sous l’avalanche de stimuli dont va l’accabler le monde extérieur. Il lui faut se préparer à naître.

Il va sortir de l’utérus par un étroit passage élastique, formé par le col dilaté et le vagin. La place dont il disposera, limitée par le squelette du bassin, sera suffisante, mais tout juste. Aussi, de même qu’un pieu entre mieux dans le sol lorsque son extrémité est taillée en pointe, de même le bébé progressera plus aisément si c’est le pôle le plus étroit de son corps qui se présente le premier. Il va donc se placer la tête en bas.

Comme les os du crâne ne sont pas encore soudés, il existe entre eux des espaces, les fontanelles, qui permettent à la tête de se réduire un peu et cette réduction se fait mieux si le visage du bébé est tourné vers votre dos. Donc, lorsqu’il sera prêt à naître, le bébé se placera la tête en bas, orientée vers l’arrière.

Vers la fin de la grossesse, l’utérus descend dans l’abdomen et la tête de l’enfant s’engage dans le petit bassin, appuyant sur le col utérin encore fermé. À partir de ce moment, le bébé va se tenir tranquille et, lorsque vous serez dans votre bain, ses mouvements ne feront plus glisser le savon sur votre ventre ! Comme l’utérus appuie moins sur le diaphragme, vous avez moins de mal à respirer à fond.

Quand le travail commence, tous les parents, même les mieux préparés, ont tendance à être pris de court. Ce n’est pas que le début du processus soit difficile à reconnaître : c’est que les mots, aussi précis qu’ils soient, sont impuissants à décrire la nature essentiellement physique de l’accouchement. C’est une impression extraordinaire, que de sentir son corps pris en charge par des forces incontrôlables. Toute notre éducation nous a appris à nous maîtriser dans la plupart des domaines, à attendre pour aller aux toilettes, à nous retenir de bâiller, de tousser, d’éternuer ou de nous endormir en public… Mais l’accouchement triomphe de toute contrainte. Une fois le travail commencé, votre bébé viendra au monde, avec ou sans votre coopération. Les contractions se produiront à leur rythme et avec la force nécessaire, jusqu’à la dilatation complète de la filière pelvi-génitale et pousseront ensuite irrésistiblement le bébé vers l’extérieur. Impossible de demander un répit, de donner un coup de téléphone, d’attendre le médecin ou de changer d’avis. Il vous faut subir l’expérience. Car en réalité ce n’est pas vous qui êtes concernée, mais l’enfant : votre corps n’est rien d’autre que l’instrument de sa naissance.

Il vous est impossible de le voir retourné, poussé, pressé par les contractions douloureuses qu’a déclenchées le travail. Vous ne pouvez observer son lent cheminement le long de ce passage où l’entraîne la poussée convulsive et involontaire de votre corps.  Vous ne savez pas s’il a mal, s’il a peur. Mais c’est lui, le but du travail. C’est lui, et non vous, le héros du spectacle. Tout votre corps s’emploie à réussir son entrée dans le monde. Pensez à lui pendant les poussées, pensez à ses sentiments, au moins à partir du moment où il émerge : cela l’aidera sûrement.

Pénélope Leach, Votre enfant, de la naissance à la grande école, Éditions Albin Michel.

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Massage bébé et papa

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Massage bébé et papa


Le Groupe Les Relevailles propose une activité s’adressant aux pères. Il s’agit d’un atelier de massage bébé offert aux papas accompagnés de leur bébé âgé de 9 mois ou moins.

Ce cours est animé par un instructeur en massage bébé certifié, père de surcroît, et est d’une durée de 5 semaines consécutives. L’activité se tient les samedis et un nouveau groupe débute lorsque le nombre d'inscriptions est jugé suffisant. Inscription obligatoire au  418-688-3301 bureau 1. Coût d'inscription.
Alors chers papas, profitez de cette occasion pour apprendre à communiquer avec votre enfant par le toucher et offrez par le fait même un temps de repos à votre conjointe.

Voilà de quoi satisfaire toute la famille!

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