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Les générations se suivent… se ressemblent-elles?

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Les générations se suivent… se ressemblent-elles?



À toutes les sept minutes, une personne succombe à une maladie du cœur ou à un AVC au Canada.1         

Et les femmes sont plus touchées que les hommes, dit-on.

 

Les jeunes femmes ont toutes une histoire à raconter sur une tante ou une mère décédée prématurément. C’est maintenant évident pour elles : rien ne les oblige à vivre la vie qui a épuisé leurs consœurs de la génération précédente. Très peu pour elles de se tuer à la tâche pour un système de valeurs mal accordé au leur.

 

Ces jeunes femmes tentent de « renverser la vapeur », de vivre autrement. Elles expérimentent de nouvelles approches plus à même de préserver leur santé. Parmi ces femmes, de nouvelles mères, très représentatives de cette tendance.

Prenons le cas de Gabrielle.

Gabrielle accouche d’Aleksi. Personne pour l’accompagner dans ce moment marquant, car aussitôt que son conjoint a su qu’elle attendait un enfant, il a plié bagage. N’empêche : elle est heureuse! Elle peut enfin prendre dans ses bras son petit tant attendu.

Malheureusement, Aleksi a de sérieux problèmes de santé. D’opération en opération, il s’affaiblit et, souvent, Gabrielle craint même pour sa vie.

Alors que tout le corps médical se mobilise pour offrir les meilleurs soins, de son côté, Gabrielle prend une décision importante : elle laissera tomber son emploi et s’occupera à temps plein d’Aleksi.

Ce qu’elle fait pendant cinq ans! Aujourd’hui, Aleksi est un bel enfant blond heureux de vivre et revenu à la santé grâce aux efforts conjugués de sa mère et de ses médecins.

Ce cas illustre un fait : certaines mères rejettent en bloc le système basé sur la performance professionnelle. Elles ont moins l’ambition de la « carrière-à-tout-prix », et peu leur chaut de courir après les postes les plus en vogue et les plus prestigieux. Elles ne recherchent ni le pouvoir, ni les honneurs. Elles font fi de certains postulats qui ont régulé le monde du travail : accumulation de l’expérience professionnelle, valorisation par le travail, portefeuille bien garni. Elles n’adhèrent pas au discours alarmiste appelant à économiser de peine et de misère pour s’assurer le repos à 65 ou à 67 ans après une vie de labeur acharné.

Elles sont heureuses avec un enfant dans les bras. Point. Elles choisissent d’être mères et femmes au foyer, ce qui a tant été décrié par plusieurs de leurs prédécesseures. Leur accomplissement en tant qu’être humain et en tant que femme passe par le fait d’être mère. Leur désir est simple : choisir la vie qu’elles veulent sans les diktats de l’économie et de la politique. Elles ne passeront pas outre à  leur instinct, ce qu’a si bien exprimé Carla Bruni-Sarkozy2 : Oui, j’aime être mère. J’aime être chez moi, me vautrer dans le ronron du quotidien, savourer le doux bonheur de contribuer tranquillement à la perpétuité des choses.

Cependant, quand on écoute bien ce que disent ces femmes, qu’on trie leurs impressions, on se rend compte que pour une même réalité (avoir un enfant), se dessine plus d’un point de vue.

Il y a cette femme qui veut des enfants, sans jugement aucun envers celle qui n’en a pas.

Il y a aussi celle qui en fait un véritable manifeste politique. Ainsi, certaines femmes auront un enfant en réaction à leur mère et à leur grand-mère qui n’en ont pas voulu, même si elles en ont eu. Et pis ta grand-mère en a eu trois, c’tait suffisant; pis ta mère en voulait pas, toi t’étais un accident, comme le chante le groupe Mes aïeux.

Ces « mères en réaction » ont à cœur d’inverser le cours des choses. Loin du discours féministe des générations qui les ont précédées, elles ont radicalement changé leur fusil d’épaule. Alors que le rôle de la mère à la maison a été dévalorisé pendant des décennies, il y a aujourd’hui un retour de balancier. Conscient et réfléchi. Si l’on a tant levé le nez sur la fameuse « femme au foyer », l’opprobre a changé de cible. C’est maintenant au tour de la femme « carriériste » d’être jugée. On lui reproche même de ne pas aimer les enfants!

Ce revers de la médaille qui déprécie maintenant le choix du marché du travail entretient un discours tout autant moraliste que celui tenu autrefois par les femmes de carrière à l’encontre des femmes à la maison. Les jours se suivent et se ressemblent en fin de compte.

Mais qui a raison, finalement? Y a-t-il une tâche qui soit plus noble que l’autre?

La réponse ne serait-elle pas individuelle? Choisir ce qui nous rend le plus heureux; ne pas se confiner à un seul rôle dans la société; accepter qu’il faille de tout pour faire un monde!

Un constat fait l’unanimité : des petits poussent un peu partout, nous qui n’avions plus l’habitude de voir des cours d’écoles remplies, des carrosses et des poussettes sillonnant les rues, des mitaines minuscules et des dents de lait! Quel bonheur que ces nouveaux citoyens!

 
Groupe Les Relevailles

1 Site Web de la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC.

2 CLOUTIER, Annie. « Devoir de philo – Materner est-il dépassé? », Le Devoir, 29 décembre 2012, p. B-6.



 

 

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Nos cafés-rencontres

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Nos cafés-rencontres


Un an de congé parental, c'est long???
"Entre les couches et la vaisselle, entre ménage et déjeuner"
avez-vous le temps d'y penser?
Que diriez-vous d'une petite pause entre mères et futures mères, juste un temps pour être ensemble, discuter, rire, laisser les enfants s'amuser tout près?
On est là, les mercredi et jeudi matin de 9h30 à 11h30 et sans frais avec ça!

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Petit mais capable de grande colère

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Petit mais capable de grande colère


Tout petit, le bébé pleure et pique des colères pour manifester sa faim, sa frustration, son inconfort. Puis, quand il commence à pouvoir faire des choses par lui-même, les colères diminuent. Mais arrivent les premiers interdits parentaux qui provoquent une émotion intense et c’est la crise. L’enfant identifie mal ses émotions et ne parvient pas encore à les exprimer en mots. Il pleure, hurle, donne des coups de poing, des coups de pied, se roule par terre ou retient son souffle.
 

Les crises de colère font partie du développement normal de l’enfant. Leur fréquence est maximale chez les enfants âgés de deux à quatre ans. Elles peuvent durer 20 secondes ou encore des heures. Elles se produisent souvent lorsque l’enfant :

  • ne peut pas faire ce qu’il aimerait faire
  • a besoin de libérer des tensions
  • est très fatigué, excité ou a faim
  • n’arrive pas à accomplir une tâche
  • n’a pas de mots pour s’exprimer
  • a appris par expérience qu’une crise de colère peut être récompensée
  • veut l’attention des parents

 
Possible d’éviter l’explosion ? Voici quelques pistes qui pourraient vous aider :

  • essayez d’éviter qu’il soit trop fatigué ou affamé. Lors d’une sortie prévoir collation et jouet
  • dites-lui ce qui va se passer pendant la journée, le prévenir de ce qui l’attend
  • respectez l’horaire de repas et de coucher
  • donnez-lui des avertissements (il faut partir dans cinq minutes)
  • faites diversion
  • aidez l’enfant à reconnaître ses émotions

Quel parent n’a pas vécu une crise à l’épicerie ou dans une file d’attente (les spectateurs nourrissent la colère). Il se sent gêné, honteux et pense être le seul parent au monde à vivre l’expérience. La colère est une émotion naturelle et elle fait partie intégrante de l’humain. Accueillir l’émotion de l’enfant avec empathie en lui disant que c’est fâchant quand on ne fait pas ce que l’on veut, mettre des mots sur sa frustration, utiliser l’humour (avec parcimonie et doigté) ou un premier avertissement, sont des actions qui peuvent désamorcer la situation. On peut lui montrer à utiliser son corps pour manifester sa colère : se croiser les bras, faire les yeux fâchés, dire qu’il n’est pas content. Rappelez-vous que les enfants ont besoin de stabilité et de constance, qu’il est important de ne pas céder. Rappelez-vous surtout que les parents parfaits n’existent pas.

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Nous sommes toujours à la recherche de bénévoles

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Nous sommes toujours à la recherche de bénévoles


Nous sommes un organisme communautaire qui depuis 30 ans accompagne et soutient les parents dans leur adaptation au rôle parental. Quelques heures par semaine des mères se rencontrent dans nos locaux (quartier St-Sacrement) et des bénévoles secondent nos animatrices dans des activités de massage des bébés, des cafés-rencontres, des groupes d’entraide et du spinning. Leurs tâches consistent à aider à l’organisation pratique des lieux, accueillir les parents et les enfants, assurer leur confort, répondre à leurs besoins, bercer les tout-petits et les amuser.

Vous avez de l’intérêt envers les bébés, les enfants et les parents; le bien-être des jeunes familles vous préoccupe; vous voulez faire partie d’une belle équipe, téléphonez au 418-688-3301 poste 1.

Bienvenue au Groupe Les Relevailles !

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