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La mère passable

La mère passable

Je voulais qu’elle m’écoute quand je lui parle, qu’elle respecte mes consignes, qu’elle dorme quand il le faut et qu’elle soit enjouée, ait de belles joues roses et un tempérament égal. Je voulais avoir les compétences qu’il faut, les réponses à toutes ses questions, je voulais la protéger de tout et prévoir tout. Pourtant, je sais bien que la perfection n’existe pas, on me l’a assez répété. La perfection n’existe pas plus en éducation qu’ailleurs et ça ne m’empêchait pas d’essayer quand même et de me culpabiliser de ne pas y parvenir. Ridicule non?

Alors j’ai décidé de devenir une mère passable. Passable, c’est-à-dire la mère suffisamment bonne, mais pas trop. Aimante, mais pas étouffante. Gentille, mais parfois énervante. Aidante, mais pas contrôlante. Capable d’humour, mais pas le clown de service. En mère « passable », je serai aussi la mère dont on peut se passer. Quand on est petit, parce qu’on a assez de force en soi pour attendre qu’elle revienne sans perdre confiance dans la vie et quand on est grand, parce qu’on peut la quitter et aller son chemin, solide sur ses deux jambes. Que l’enfant puisse se passer de sa mère, n’est-ce pas le but de l’éducation?

Chaque fois qu’elle manifeste le désir de devenir autonome dans une sphère de sa vie, je me félicite d’avoir su lui donner la force nécessaire pour croire en ses capacités. Chaque fois qu’elle acquiert un peu plus d’autonomie, je me félicite qu’elle puisse se passer de moi. Chaque fois qu’elle fait une erreur et que son monde ne s’écroule pas, je me félicite d’avoir su lui inculquer la capacité de se pardonner et de s’aimer, au lieu de lui retirer le droit à l’erreur. J’aime être une mère passable, parce que la perfection je n’y crois pas, je n’en suis pas et je ne voudrais surtout pas imposer à mon enfant d’être ce que je ne réussis pas à être.

Alors à quoi bon se culpabiliser de ses imperfections? Il suffit de faire de son mieux, d’être soi et d’aimer. Il restera même des moments de doutes, de questionnements et de remise en questions bien sûr. Puis il y aura toujours une âme charitable pour nous comparer à telle ou telle autre qui fait mieux ou autrement. Mais en ayant écarté l’obligation de perfection et en ayant pour moi la même dose de compassion et d’acceptation que j’aurais pour ma meilleure amie, je me sens drôlement plus légère. Accepter mon imperfection, c’est un beau cadeau que je me fais et un bel exemple d’amour concret que je donne à mon enfant.

Esther

inspiré des écrits d'Anne Bacus

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Une grande victoire

Une grande victoire

« J’ai maintenant bénéficié de sept services à domicile d’une aide-maman du Groupe Les Relevailles. Je vous écris pour vous dire à quel point cette aide me fût précieuse. J’ai accouché de deux petits garçons le 11 et le 12 juillet dernier et j’ai fait appel aux services des Relevailles alors que les bébés avaient un mois et demi de vie.

Je tiens maintenant à vous dire combien ce service est primordial pour des couples qui ont leurs premiers enfants, et de surcroît, n’ont pas beaucoup de ressources dans leur famille. En effet, ma mère étant en traitement de chimiothérapie, mon frère ayant déjà trois jeunes enfants et mon mari ayant peu de famille à Québec, il ne restait que les visites des amies ici et là pour nous aider. J’ai fait appel au service des Relevailles surtout de soir, moment de la journée plus intense dans les soins aux bébés.

Je crois que l’aide à domicile est importante non seulement pour donner les soins aux bébés et accomplir d’autres petites tâches, mais également, et surtout, comme support moral. Mon aide-maman m’a beaucoup supportée moralement. Chaque fois qu’elle venait, je lui posais toutes sortes de questions et c’était très sécurisant de l’avoir à mes côtés pour toute la soirée. Je lui dois beaucoup car la dernière fois qu’elle est venue, j’ai discuté amplement avec elle des problèmes d’endormissement de mon petit Mathias et je lui ai partagé mes découragements ainsi que les moyens que nous prévoyions employer pour l’éduquer à s’endormir seul. Elle m’a beaucoup encouragée et m’a donné le dernière goutte de confiance qu’il me manquait pour y arriver.
470690620_3cb1812a76_oJ’ai changé Elliot de chambre pour qu’il ne soit pas réveillé par les pleurs de Mathias et nous avons laissé pleurer Mathias jusqu’à ce qu’il s’endorme seul. Cela a pris deux soirées seulement (30 minutes de pleurs chaque soir). La troisième soirée, il n’a pleuré qu’une seule petite minute et depuis une semaine, il s’endort toujours seul sans pleurer. C’est une grande victoire, pour nous comme pour lui!

Je dois vous témoigner ma reconnaissance pour toutes les fois où j’ai discuté avec vous au téléphone, dès les premières semaines de vie de mes petits trésors. À chaque fois que j’appelais pour réserver une soirée de services, vous preniez le temps de me demander comment cela se passait avec les petits. J’en profitais pour vous poser beaucoup de questions et vous avec eu toujours énormément de patience pour m’écouter et me donner des trucs pour améliorer l’allaitement et les soins aux petits. Ces appels sont très appréciés des mamans, j’en suis certaine.

Bref, je vous remercie pour toute l’aide que vous nous avez apportée et je souhaite longue vie aux Relevailles. »

-Une maman heureuse.

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