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La naissance (1/3) : Quand le travail commence

La naissance (1/3) : Quand le travail commence

Une naissance se fait à trois. Pour la mère et, de plus en plus de nos jours pour le père, l’arrivée du premier enfant représente une expérience bouleversante. Mais il y a quelqu’un d’autre pour qui ce jour est vraiment essentiel, c’est la troisième personne : le nouveau-né.

Un fœtus vit confiner dans une nuit tiède et délicieuse. Il baigne dan son environnement et se confond avec lui. Sa peau est enduite d’une matière visqueuse. Il flotte dans le liquide amniotique qui comble l’utérus. Il ne connaît ni frottement, ni changement, ses yeux sont prêts à voir, mais ils n’ont rien à voir. Il n’a pas besoin de respirer, de digérer. Aucune sensation ne lui vient de ses organes. Il perçoit, très amortis et étouffés, les bruits et les mouvements. Il est à l’abri du monde, préservé, intouchable.

Mais bientôt, l’utérus va le rejeter et il va être obligé de vivre par lui-même, sous l’avalanche de stimuli dont va l’accabler le monde extérieur. Il lui faut se préparer à naître.

Il va sortir de l’utérus par un étroit passage élastique, formé par le col dilaté et le vagin. La place dont il disposera, limitée par le squelette du bassin, sera suffisante, mais tout juste. Aussi, de même qu’un pieu entre mieux dans le sol lorsque son extrémité est taillée en pointe, de même le bébé progressera plus aisément si c’est le pôle le plus étroit de son corps qui se présente le premier. Il va donc se placer la tête en bas.

Comme les os du crâne ne sont pas encore soudés, il existe entre eux des espaces, les fontanelles, qui permettent à la tête de se réduire un peu et cette réduction se fait mieux si le visage du bébé est tourné vers votre dos. Donc, lorsqu’il sera prêt à naître, le bébé se placera la tête en bas, orientée vers l’arrière.

Vers la fin de la grossesse, l’utérus descend dans l’abdomen et la tête de l’enfant s’engage dans le petit bassin, appuyant sur le col utérin encore fermé. À partir de ce moment, le bébé va se tenir tranquille et, lorsque vous serez dans votre bain, ses mouvements ne feront plus glisser le savon sur votre ventre ! Comme l’utérus appuie moins sur le diaphragme, vous avez moins de mal à respirer à fond.

Quand le travail commence, tous les parents, même les mieux préparés, ont tendance à être pris de court. Ce n’est pas que le début du processus soit difficile à reconnaître : c’est que les mots, aussi précis qu’ils soient, sont impuissants à décrire la nature essentiellement physique de l’accouchement. C’est une impression extraordinaire, que de sentir son corps pris en charge par des forces incontrôlables. Toute notre éducation nous a appris à nous maîtriser dans la plupart des domaines, à attendre pour aller aux toilettes, à nous retenir de bâiller, de tousser, d’éternuer ou de nous endormir en public… Mais l’accouchement triomphe de toute contrainte. Une fois le travail commencé, votre bébé viendra au monde, avec ou sans votre coopération. Les contractions se produiront à leur rythme et avec la force nécessaire, jusqu’à la dilatation complète de la filière pelvi-génitale et pousseront ensuite irrésistiblement le bébé vers l’extérieur. Impossible de demander un répit, de donner un coup de téléphone, d’attendre le médecin ou de changer d’avis. Il vous faut subir l’expérience. Car en réalité ce n’est pas vous qui êtes concernée, mais l’enfant : votre corps n’est rien d’autre que l’instrument de sa naissance.

Il vous est impossible de le voir retourné, poussé, pressé par les contractions douloureuses qu’a déclenchées le travail. Vous ne pouvez observer son lent cheminement le long de ce passage où l’entraîne la poussée convulsive et involontaire de votre corps.  Vous ne savez pas s’il a mal, s’il a peur. Mais c’est lui, le but du travail. C’est lui, et non vous, le héros du spectacle. Tout votre corps s’emploie à réussir son entrée dans le monde. Pensez à lui pendant les poussées, pensez à ses sentiments, au moins à partir du moment où il émerge : cela l’aidera sûrement.

Pénélope Leach, Votre enfant, de la naissance à la grande école, Éditions Albin Michel.

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Entraîneur(e) spinning recherché(e)    Poste comblé

Entraîneur(e) spinning recherché(e) Poste comblé

Nous sommes à la recherche d'une personne intéressée à offrir des cours de spinning maman/bébé.

 FONCTIONS

  • Offrir une période de spinning (vélo stationnaire) à de nouvelles mamans accompagnées de leur bébé (en poussette ou coquille de siège d’auto)
  • Encourager et assurer l’encadrement des personnes lors de l’entraînement, afin de les aider à atteindre leurs objectifs
  • Diriger, animer et coordonner les cours
  • Agir comme entraîneur(e) dans la discipline appropriée

 

EXIGENCES

  • Passion pour l’activité physique
  • Expérience pertinente
  • Sens des responsabilités
  • Dynamisme
  • Souplesse quant à l’horaire de travail
  • Intérêt pour la maternité et les enfants

 

 
CONDITIONS

  • Horaire de jour et début de soirée à raison de 2 heures par semaine (ou +) selon le nombre de participants
  • Début de l’activité janvier 2012 (session de 10 semaines)
  • Salaire à discuter

 

  Faire parvenir votre curriculum vitae uniquement par courriel à : activites@groupelesrelevailles.qc.ca

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Maman: performance et culpabilité

Maman: performance et culpabilité

Je ne vous apprends rien si je dis que nous vivons dans une société qui exige que chacun performe. Devenir parent en est un bon exemple. L’accès à l’information est rapide, les parents sont inondés de résultats de recherches portant sur la meilleure éducation à donner à son enfant, de blogs où affluent conseils et bonnes façons de faire et d’être. Avec comme résultat, que le parent en devenir ou le nouveau parent ne sait plus que penser et qui croire : la culpabilité s’installe.

Dès la grossesse annoncée, la future maman doit vivre avec une liste d’interdictions de plus en plus longue à mesure que la recherche avance : ne pas fumer, ni consommer d’alcool, de poisson ou de viande crue, ne pas vider la litière du chat, etc.. Elle peut craindre une fausse couche, un accouchement qui ne se déroule pas comme prévu.

Puis bébé est là et parfois maman ne se sent pas d’emblée débordante d’amour envers lui. L’allaitement qui, selon l’Organisation mondiale de la Santé, offre tout l’apport nutritionnel et affectif dont un bébé a besoin, peut s’avérer compliqué, douloureux et la mère peut décider d’offrir le lait maternisé. Il y a donc une multitude de décisions à prendre concernant cet enfant : la vaccination, les soins, le retour au travail en sont quelques exemples.

La peur des conséquences liées à la prise de toutes ces décisions inquiète les mères : elles ne veulent pas se tromper.

Il faut accepter le manque d’expérience, le fait qu’on ne sache pas tout et se rendre compte que les conséquences ne sont pas toutes dramatiques, plusieurs sont mêmes heureuses !!!  En effet, n’avons-nous pas aussi pris plusieurs bonnes décisions?

Déculpabiliser, voilà le mot d’ordre.

Il est vrai que le parent est responsable d’un être vulnérable, dépendant, mais c’est grâce à lui qu’il deviendra un adulte autonome. En cela, la famille, les amis et des organismes comme le Groupe Les Relevailles peuvent aider.

On apprend à devenir parent « sur le tas ». L’essentiel est de passer du temps et de bons moments avec bébé, d’apprendre à faire connaissance petit à petit. L’attachement se développe étape par étape.

Il faut se faire confiance !

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         

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Quand bébé pleure…

Quand bébé pleure…

La plupart des nourrissons pleurent beaucoup, et il est probable que cela vous inquiète, surtout s’il s’agit de votre premier bébé. N’oubliez pas cependant que c’est la seule façon qu'il a de vous faire comprendre qu’il ne se sent pas confortable.

Il peut pleurer pour :

  • Exprimer un besoin physiologique comme la faim, la soif, la fatigue, un inconfort (couche souillée, vêtement inconfortable), des gaz gastro-intestinaux.
  • Libérer un surplus d’énergie, durant les premiers mois de vie surtout.
  • Communiquer une peur, une frustration ou pour obtenir de l’attention.
  • Communiquer une douleur.

L’enfant pleure en moyenne 1 à 1 ½ h/jour durant les 3 premières semaines de vie ; par la suite il pleure en moyenne 3h/jour, 3 à 4 jours/semaine; vers l’âge de 12 semaines, les pleurs tendent à diminuer.

Entre la 3e et la 6e semaine de vie, la plupart des bébés traversent une période difficile; aucun ne réagit de la même façon mais en général, la période d’instabilité survient en soirée et dure quelques heures. On parle de pleurs excessifs lorsque le bébé pleure 4h/jour presqu’à tous les jours.

Il est important de répondre aux cris et aux pleurs de votre bébé.

Voici quelques gestes d’apaisement que vous pouvez lui prodiguer lorsqu’il pleure :

  • L’emmaillotement : celui qui épouse parfaitement son corps est la première étape pour calmer votre bébé puisqu’il a l’impression d’être retourné dans le sein maternel.
  • La position latérale ou ventrale : ces positions déclenchent le réflexe calmant car elles imitent la position dans laquelle le bébé se trouvait dans l’utérus. Par contre, lorsqu’il est temps de le mettre au lit, la position dorsale est préférable car c’est la plus sécuritaire.
  •  Le son chhhhhh : un chuintement fort et persistant constitue une véritable mélodie à l’oreille de bébé et lui rappelle le bruit que fait votre sang circulant dans vos artères.
  •  Les bruits blancs sont calmants : le sèche-cheveux, l’aspirateur, le ventilateur, la hotte de la cuisinière, le four micro-ondes, la sécheuse, le lave-vaisselle.
  •  Le bercement : d’abord rigoureux qui se transforme ensuite en un mouvement plus doux, l’aidera à rester calme.
  •   La succion : elle augmente l’efficacité des moyens précédents. Elle déclenche le réflexe calmant de bébé et relâche des agents chimiques dans son cerveau, l’amenant à un degré de relaxation très agréable.

Vous ne pouvez pas gâter votre bébé lorsque vous le réconfortez. Vous êtes plutôt en train de lui apprendre à se calmer. Sachant que vous êtes là pour l’aider à se sentir mieux, votre enfant se sentira plus en sécurité. Certains bébés pleurent beaucoup et peuvent être difficiles à consoler. Il n’est pas toujours facile d’être le parent d’un nouveau-né. Vous êtes parfois fatigué et dépassé par tout ce que vous avez à faire, ce qui met à rude épreuve la patience. Quand vous ne réussissez pas à réconforter bébé calmement, prenez une pause, déposez-le quelques minutes en sécurité dans son lit, sortez prendre un peu d’air sur le pas de la porte et si possible trouvez quelqu’un pour prendre la relève.

Personne ne pourra consoler un bébé tout le temps.

Personne ne peut être un parent parfait tout le temps, non plus.

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