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La routine !

La routine !

Le saviez-vous ? Un bébé se sent bien lorsque son quotidien est prévisible. Pour lui, monotonie rime avec sécurité. Un cadre où s’enchaînent ses besoins tels que dormir, manger, être changé, faire des câlins et jouer, est nécessaire dès ses premiers jours.

Peu de temps après sa naissance, bébé commence à repérer son environnement, il cherche à établir des liens de cause à effet et se crée des attentes sur le fonctionnement de son entourage.

Observer bien votre enfant : vous distinguerez, avec le temps, d’après le ton de sa voix et l’intensité de ses pleurs, s’il est fatigué, affamé ou s’il s’ennuie. Lorsque vous aurez déterminé à quelle heure bébé préfère manger, vous parviendrez à mettre en place une routine qu’il saura reconnaître.

Pour aider votre bébé à reconnaître le moment du biberon ou de l’allaitement, vous pouvez choisir une musique douce et une place précise dans la maison. Il saura rapidement ce qu’il en est et se réjouira du repas dès qu’il entendra la musique et que vous prendrez place dans le fauteuil choisi. N’hésitez pas à commenter tout ce que vous faites avec votre tout petit : « On va manger », « On va changer ta couche ». Même s’il ne comprend pas encore ce que vous lui dites, au fil du temps, il reconnaîtra la manière dont vous lui parlez et fera le lien avec ce qui va suivre.

Lorsque bébé se montre plus éveillé (vers trois semaines) réservez des moments de jeu, des activités d’éveil après ses repas. Au début, ces échanges se limiteront à parler avec votre bébé ou à lui fredonner une chanson en changeant sa couche. Mais à partir de trois mois, la plupart des bébés apprécient faire un peu de gymnastique, s’amuser sur un tapis, faire une promenade en poussette ou jouer sur vos genoux avant la sieste.

Le fonctionnement d’une routine repose en grande partie sur de bonnes habitudes de sommeil. Mieux vaut commencer par instaurer ces habitudes avant de s’attaquer à une routine. Un bon sommeil profite à toute la famille et dès lors, apprendre à votre bébé à dormir régulièrement n’est pas seulement important pour votre routine, mais pour le bien-être de toute la maisonnée.

Lorsque les bébés viennent au monde, ils ne font pas la différence entre le jour et la nuit. C’est à leurs parents de leur apprendre à faire cette distinction. Le rythme du sommeil des bébés change avec le temps : ceux-ci se mettent à moins dormir à mesure qu’ils grandissent et, vers la fin de leur premier mois de vie, ils peuvent rester éveillés pendant deux ou trois heures de suite, tout en dormant en moyenne 15 heures sur 24. Vers l’âge de 6 mois, ils dorment en général de 12 à 14 heures sur 24.

Lorsque vient le temps de la sieste, baisser le store ou le rideau, mais pas complètement, mettez son mobile en marche et laisser la porte entrouverte. Veillez à ce qu’il s’endorme toujours de la même manière, en respectant l’ordre que vous aurez choisi, dans quelques temps, bébé aura assimilé que lorsque « le store se baisse », il faut dormir. Inversement la nuit, veillez à ce que tout reste calme. Lorsque vous établissez un rituel, réfléchissez si vous souhaitez vraiment le maintenir les semaines suivantes. Aujourd’hui c’est peut-être un grand bonheur quand bébé s’endort contre vous, mais pensez-vous que cela sera possible tous les soirs ? Il est sans doute bon d’opter pour un autre rituel d’endormissement. Apprendre à dormir seul est préférable. Pour bien dormir, bébé doit apprendre à trouver le sommeil seul dans son lit. Il s’agit de l’aider à devenir autonome et de ne pas provoquer « de dépendance » à ce rite, aussi agréable soit-il. Le bercer, lui chanter des chansons, rester allongé près de lui jusqu’à ce qu’il dorme à poings fermés peuvent devenir des habitudes difficiles à changer.

En début de soirée, lorsque bébé est âgé de deux ou trois mois, lui faire prendre un bain, le masser légèrement, le nourrir et l’installer dans son lit avec une berceuse, lui indiqueront qu’il est l’heure de dormir et sont une agréable façon de terminer la journée. À partir de six mois, la lecture d’une histoire ou la présence d’une peluche dans son lit peuvent aussi lui faire comprendre que le moment du dodo approche.

La routine que vous allez établir avec bébé peut être flexible ou ferme, selon vos préférences. L’idéal est de trouver l’équilibre entre ces deux extrêmes, histoire de profiter du meilleur des deux mondes. Cela signifie d’être organisé et d’offrir une stabilité sécurisante à l’enfant, tout en acceptant que certaines choses puissent parfois échapper à notre contrôle et que toute la vie familiale ne peut être réglée au quart de tour. Cela signifie également d’être ouvert aux petits moments de bonheur que nous offre la spontanéité enfantine. Ce qu’il y a de merveilleux dans toute forme de routine ou d’habitude de vie stable, c’est qu’elle nous fait apprécier davantage les fins de semaine ou les jours où on y déroge.

Lorsqu’il s’agit des habitudes de bébé, souvenez-vous qu’il n’existe aucune règle absolue. Votre bébé a sa propre personnalité et déterminer les habitudes qui lui conviennent peut prendre du temps. Vous avez, bien sûr, une grande influence sur la mise en place de cette routine, mais il s’agit de votre bébé, de votre expérience en tant que parent; aussi suivez votre instinct, faites-vous confiance. Une bonne routine est une routine dont tout le monde est satisfait.

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Les enfants stressés eux aussi ?

Les enfants stressés eux aussi ?

Certains adultes pensent que le monde des enfants est toujours joyeux et sans problème. Après tout, les enfants n’ont pas de travail à assumer et de factures à payer, alors qu’est-ce qui pourrait bien les inquiéter?

Tout plein de choses ! Même les très jeunes enfants ont leurs soucis et peuvent ressentir du stress sur plusieurs plans. Le stress est une réaction du corps à la suite d’un évènement et sa bonne gestion dépend de la capacité de chacun à avoir la bonne attitude lors de la venue de cet évènement.

Le stress est une réaction physique, chimique et émotionnelle du corps à une situation excitante, troublante ou confuse. Les enfants de tout âge peuvent connaître le stress, disions-nous, mais la façon dont ils vont réagir dépend de leur âge, de leur tempérament et de leur environnement familial. Ils vivent deux types de stress.

Le premier, le stress normatif, apparaît à chaque stade du développement de l’enfant. Au cours de ses premières semaines, bébé peut détester qu’on le déshabille et hurler quand il est nu. Le bain peut devenir source de stress, le savonner doucement en lui murmurant des mots d’amour l’apaisera. Plusieurs nourrissons terminent la journée par des phases de pleurs assez prolongées. Cela peut n’être qu’un besoin de décharge émotionnelle. N’hésitez pas à le serrer dans vos bras et à effectuer quelques pas de danse, c’est une technique éprouvée.

Les premières balades extérieures sont souvent une source de stress pour plusieurs raisons, par exemple le bruit des voitures, le vent ou le froid. Apprendre à marcher, à parler, à utiliser les toilettes, se faire des amis, sont des évènements qui peuvent se révéler stressants pour tout enfant. Ce sont des formes de stress qui sont bénéfiques à l’enfant car elles vont l’aider à grandir et à devenir indépendant.

La deuxième forme de stress est liée aux changements, aux évènements importants au cours de la vie de l’enfant. Voici quelques situations qui peuvent déclencher ce stress : un déménagement, la naissance d’un petit frère ou d’une petite sœur, le décès d’un membre de la famille, d’un ami ou d’un animal de compagnie, une surcharge d’activités, un divorce, des querelles récurrentes, des mauvais traitements.

Les raisons du stress infantile sont aussi variées que les enfants qui en sont atteints. Il est important de connaître et de comprendre les situations qui déstabilisent les enfants, pour les aider à y faire face.

Il n’est pas toujours facile de reconnaître les symptômes du stress chez l’enfant. Les enfants plus jeunes peuvent réagir au stress en prenant de nouvelles habitudes telles que se mettre ou se remettre à sucer leur pouce, se mettre constamment les doigts dans les cheveux ou encore… dans le nez. Des changements d’humeur, des troubles du sommeil et même le pipi au lit peuvent être des indicateurs de stress. Certains enfants ressentent même des effets physiques au stress comme des maux d’estomac ou des maux de tête. Les enfants plus âgés peuvent mentir ou vouloir défier l’autorité, faire des cauchemars, avoir des difficultés à se séparer des parents, réagir de façon disproportionnelle à de petits problèmes.

Les parents sont les acteurs les plus importants pour gérer le stress des enfants. C’est aussi à eux de réagir, les petits ne comprennent pas vraiment ce qui se passe en eux. La diminution des symptômes du stress, et par le fait même du stress lui-même, dépend de l’habileté des parents à en reconnaître les signes et à identifier le problème.Maman et enfant

La psychologue Sonia Lupien mentionne que lorsque les parents agissent de manière à diminuer la nouveauté et l’imprévisibilité chez leurs enfants, ils peuvent augmenter le sens du contrôle chez ce dernier, et par extension diminuer son stress.

  •        L’écouter sans finir ses phrases
  •        L’aider à verbaliser ses émotions
  •        L’aider à trouver des moyens de se détendre
  •        Bouger avec lui, lui permettre de « dépenser » son énergie
  •        Rire en famille
  •        Trouver des activités relaxantes (bain, lecture, dessin)
  •        Établir une routine sécurisante et essayer de la maintenir sans qu’elle ne devienne trop rigide
  •        S’accorder en famille des moments de « folies » où on se fait plaisir

Aux parents de cerner les facteurs de stress qui affectent leur enfant et leur prodiguer un appui supplémentaire pendant ces périodes plus difficiles. Les parents ne peuvent certes pas préserver les enfants de tous les coups de la vie, mais ils peuvent leur offrir un solide soutien affectif quand ceux-ci surviennent.

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Service d’aide-maman

Service d’aide-maman

 

J’ai pu dormir, avoir le temps d’aller prendre un café avec des amies, marcher, regarder un film tranquille.

 

J’étais moins fatiguée, moins stressée dû au fait que je n’avais pas à faire tout moi-même.

 

Si j’avais su le bien-être que ce service procure, je l’aurais pris pour mes deux autres enfants.

 

Merci beaucoup !!!

 

Annie

 

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Trois mères à l’honneur…

Trois mères à l’honneur…

 

  

  La promesse de l'aube, de Romain Gary

   La Promesse de l'aube, de Romain Gary.

  

Aux gens qui l’accusent de recel d’objets volés, la mère d’un jeune enfant de 8 ans jette fièrement et avec hauteur ces mots :

– Sales petites punaises bourgeoises ! Vous ne savez pas à qui vous avez l’honneur de parler ! Mon fils sera ambassadeur de France, chevalier de la Légion d’honneur, grand auteur dramatique, Ibsen, Gabriele d’Annunzio ! Il…

Elle chercha quelque chose de tout à fait écrasant, une démonstration suprême et définitive de réussite terrestre :

– Il s’habillera à Londres !

J’entends encore le bon gros rire des « punaises bourgeoises » à mes oreilles. Je rougis encore, en écrivant ces lignes. Je les entends clairement et je vois les visages moqueurs, haineux, méprisants – je les vois sans haine : ce sont des visages humains, on connaît ça. Il vaut peut-être mieux dire tout de suite, pour la clarté de ce récit, que je suis aujourd’hui Consul Général de France, compagnon de la Libération, officier de la Légion d’honneur et que si je ne suis devenu ni Ibsen, ni d’Annunzio, ce n’est pas faute d’avoir essayé.

Et qu’on ne s’y trompe pas : je m’habille à Londres. J’ai horreur de la coupe anglaise, mais je n’ai pas le choix.

Il s’agit là d’un extrait du célèbre roman autobiographique de Romain Gary, qui raconte l’amour incommensurable que lui a porté sa mère, une femme haute en couleur. L’amour, mais aussi l’ambition, la force, la fierté mêlée d’orgueil, la soif de prendre sa revanche sur la vie, seront les moteurs de la destinée du fils.

Si vous voulez lire cette histoire d’une mère hors du commun, dénichez un exemplaire de l’édition Folio, la couverture bleue sur laquelle on voit un pilote de chasse (Gary lui-même?) à l’avant-plan, un carnet ou un livre en main, une sacoche en bandoulière, devant deux avions. La combinaison de vol semble cirée, le casque est surmonté d’une grosse paire de lunettes. J’aime cette couverture, peut-être parce que je la connais si bien.

Selon moi, toute mère devrait un jour porter son enfant aux nues comme le fait cette femme, devrait lui faire toucher les nuages et affirmer avec force et conviction qu’il sera lui aussi un héros ou un ambassadeur, Proust ou Camus, un peintre ou un architecte de renom, un danseur étoile ou une star de rock, un pilote ou un découvreur, qu’il croulera sous les honneurs et qu’il s’habillera à Londres ou à Milan, pour qu’une fois, une fois seulement, il touche à la condition de prince.

 

 

  Le Chagrin, de Lionel Duroy. 

 

Voici le récit d’un homme qui raconte combien désastreuse fut son enfance, combien décevante et mal aimante fut sa mère, combien malheureux et incompris fut son père… Cependant, malgré la charge violente de l’auteur contre sa mère détestée, on peut lire ce roman autobiographique (même si par subterfuge, les noms des protagonistes ont changé) à rebrousse-poil. Le lecteur finit en effet par prendre du recul et par se détacher de la hargne du narrateur. Il se  rapproche petit à petit de la mère, pourtant dépeinte comme un monstre, une Folcoche qui tyrannise mari et enfants. Il finit par la comprendre, par se dire que son fils ne l’a vue ni entendue, n’a compris ni la maternité, ni la trahison, ni la déception d’un mariage qui ne tient pas ses promesses. Mariage qui met la mère à la botte des huissiers, du manque d’argent, qui l’accule à la merci d’un mari irresponsable, menteur, et sans colonne vertébrale. Un homme qui engendre des enfants sans réfléchir, qui n’assume rien, et qui pourtant trouve grâce (ou pitié ?) dans le regard de son fils. L’auteur a voulu perdre sa mère, le lecteur saura lire entre les lignes et déplorera la cécité de celui qui est passé à côté d’une femme qui a dû dire adieu à ses chimères, ses rêves pour mieux se coltiner une dure réalité.

 

 

 Adieu, vert paradis, d’Alexandre Lazaridès .

 

Ce texte a la beauté d’un chant grégorien, c’est une cathédrale de laquelle chaque pierre a été soigneusement taillée, mesurée, pesée, posée. On croit approcher de la pureté de l’enfance, l’atteindre un peu, et pourtant, tant s’en faut. Au contraire, le lecteur, comme l’enfant qu’il a été ou comme le narrateur, doit dire adieu au vert paradis de l’enfance.

 [I]l regarde l’en­fant et ajoute qu’il ne faut pas oublier que les poètes ne se soucient pas de la réalité mais du rêve, et que le « vert paradis » pourrait bien n’exister que dans leur seule imagination. Le maître parle avec beaucoup d’émo­tion, mais, en dépit d’explications très claires, l’enfant ne comprend pas pourquoi l’enfance est un « paradis » et non pas un enfer.

C’est l’histoire d’un enfant, un mioche comme dit le frère aîné, dont la sensibilité est profondément meurtrie par un père impuissant et violent, et qui trouve des échappées de tendresse auprès de sa mère. De sous le lit, l’enfant vit l’étouffement de son univers clos, éprouve la peur face à la bestialité du père, tente d’esquiver la méchanceté du frère (mais est-il vraiment méchant ? A moi, il fait l’effet d’un enfant perdu, celui qui n’a plus rien à rêver), mais grâce à la mère, il peut accéder à la tendresse, à la bienveillance, à la douceur, au rêve, même s’il devra renoncer à l’innocence.

Il y a deux couvertures pour ce livre, j’aime beaucoup celle des éditions Zoé. L’enfant et sa mère ne regardent pas dans la même direction, mais on sent leur connivence, sans paroles.

***

J’avais d’abord intitulé ce texte : Trois livres sur la mère. Puis Trois mères à l’honneur. J’aimerais pourtant finir avec un quatrième roman : Le Livre de ma mère, d’Albert Cohen. Pourquoi je n’en dis pas plus ? Parce que je ne l’ai pas lu. Mais je sais que ce sera bien, et que j’y trouverai la même passion (amour ou haine) pour celle qui est à l’origine du monde.


Groupe Les Relevailles

  

  Crédit photo: Musée National des Médias  

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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